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Dernière mise à jour du site : 25 juin 2006

Logement étudiant

60% des étudiants, appellés "décohabitants" quittent le domicile de leurs parents pour poursuivre des études. Il faut les loger : 15% d'entre eux se dirigent vers des résidences collectives (cités U, foyers, etc.), 20% dans un appartement, seuls, 10% en couple, 5% en colocation. Ce qu'on appelle logement étudiant, c'est un type d'habitat spécialement dévolu à une catégorie de la population, poursuivant des études supérieures : résidences privées qui se disent étudiantes, et surtout résidences ou cités universitaires. (Sources: OVE)

Histoire du logement étudiant

Les premières résidences universitaires sont construites après la Première Guerre mondiale, à l'initiative d'associations étudiantes d'alors ; un effort plus soutenu est entrepris dans les années 30 et notamment par le ministre du Front Populaire, Jean Zay. Elles sont plus ou moins spacieuses selon les lieux (12m² à la résidence des Arceaux à Montpellier, 13 à 20 m² à l'ancien Monbois à Nancy).

Au cours des années 50-60, du fait de la massification de l'enseignement supérieur et de l'arrivée de classes sociales nouvelles plus défavorisées à l'Université, le manque de logements sociaux étudiants se fait de plus en plus criant. Un programme de construction ambitieux de logements de 10 m² est élaboré : la Résidence universitaire Jean Zay, construite en 1955 sur la commune d'Antony, compte à elle seule 2500 logements. En 1963 75 000 étudiants, soit près de la moitié des effectifs, sont logés par les CROUS (un par académie), qui gèrent les résidences universitaires depuis 1955.

Ces chambres de 10m², peu insonorisées, construites au sein de grandes barres, avec confort minimum dans les chambres, sanitaires et cuisines à l'étage, comportent peu d'espaces collectifs attrayant permettant une réelle vie en collectivité. Le parc immobilier du CROUS s'est dégradé au cours des décennies, et un important plan de réhabilitation a été lancé à la fin des années 90, encadré par une norme d'habitat social étudiant obtenue par l'Unef en 2003. Le loyer mensuel moyen est d'environ 120 €, il varie selon le degré de rénovation de la chambre. Après mai 68, la mixité, grande revendication étudiante, s'est peu à peu généralisée dans les cités U, bien que certains immeubles soient encore réservées aux étudiantes.

Dans les années 80, on tombe dans l'excès inverse: les HLM construisent des studios pour le CROUS, au sein de résidences dites "conventionnées" (avec APL), forme d'individualisme pour ceux qui les habitent. De plus, leur loyer peut atteindre 300 €, les mettant hors de portée d'une grande partie des étudiants. Leurs surfaces vont de 16 à 35 m², ce qui permet notamment la location par un couple.

A la fin des années 90, sur 2 200 000 étudiants, seuls 7% sont logés par le CROUS. Les autres doivent s'arranger avec le marché du logement privé, peu favorable aux faibles revenus et aux étudiants étrangers. Aujourd'hui, le logement est le premier poste budgétaire des étudiants: entre 120 euros, pour ceux qui habitent en résidence universitaire, et de 200 à 500 euros pour ceux qui doivent s'adresser aux propriétaires ou aux agences. Environ 20% du parc des CROUS est attribué aux étudiants étrangers, ce qui ne répond pas aux besoins.

les résidences universitaires aujourd'hui

Le candidat à une chambre universitaire doit remplir un dossier de demande de bourse et de logement (dossier social étudiant) pour la mi-avril. L'attribution se fait essentiellement en fonction de critères sociaux et familiaux (nombre de frères et sœurs, distance lieu d'études / domicile parental). Un dossier est alors renvoyé par le CROUS avec l'attribution d'un logement, ou non, dans une résidence. L'étudiant doit alors renvoyer une caution, et venir s'installer à la rentrée. Les procédures d'installation varient de CROUS en CROUS mais font l'objet d'un parcours plus ou moins organisé, par le biais d'un tutorat par exemple, au CROUS de Montpellier.

Le CROUS, conscient des difficultés rencontrées par les étudiants, a lancé, avec le concours de l'État, en mars 2004, un plan de construction et de réhabilitation des résidences universitaires. Ces réhabilitations peuvent être faites de différentes manières: un simple "nettoyage" qui permet de repeindre les murs, une réhabilitation à l'identique, avec un nouveau mobilier et un frigo, ou totale, avec l'installation d'internet et de cabines tri-fonctions dans les chambres.

Les cités universitaires (couramment appellées cités U) sont différentes d'une ville à l'autre. Souvent, il s'agit de bâtiments disposés dans un parc boisé, comportant une ou deux ailes et 3 à 4 étages. Une cité universitaire comporte normalement un bâtiment administratif, une cafetéria, des lieux culturels et sportifs. Chaque année, en novembre, des résidents sont élus pour siéger au conseil de résidence. Cette instance a un poids très faible. Les résidences sont souvent animées par des associations thématiques, des clubs, ou des syndicats étudiants (ex. la FERUF, branche cité U de l'Unef).

L'organisation interne d'une cité universitaire est ainsi concue: un directeur et un adjoint, souvent fonctionnaires d'état, un agent-chef du personnel, avec des employés pour l'accueil, la cafeteria, la lingerie, l'atelier, les jardins et le nettoyage.

Le marché du logement privé

Aujourd'hui, la situation sur le marché du logement étudiant est très tendue : le parc social trop modeste, le logement privé innaccessible, les exigences des propriétaires (loyers élevés, cautions de un, deux voire trois mois de loyers) excluant de fait les étudiants aux revenus modestes et les étudiants étrangers. Une réflexion est menée par tous les acteurs pour répondre à plusieurs défis: la baisse de la tension sur le marché, la démocratisation de l'enseignement supérieur et la mobilité étudiante.

Quelles réponses: la construction de nouveaux logements étudiants mais aussi des réponses spécifiques: l'utilisation de logements saisonniers (ex. stations balnéaires) tout au long de l'année, le logement chez des personnes âgées contre des services de vie quotidienne, ou encore le soutien de la construction du logement étudiant privé. Les acteurs concernés sont le CROUS, mais aussi la CAF, pour les aides au logement étudiant (ALS, APL), le conseil général pour le programme "rénover pour louer" et le FSL, la Région pour ses initiatives (ex. financement du portail logement étudiant, observatoire spécifique et Etablissement public foncier en Languedoc-Roussillon, fonds de cautionnement solidaire en Bourgogne), les communautés d'agglomération pour les programmes de rénovation urbaine et les plans d'urbanisme (PLU), et les acteurs privés: les agences immobilières au sein de la FNAIM ou les gestionnaires tels que la GESTRIM.

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